[Jim Morrison se met en chest. Ray Manzarek tire une puff de son joint.
On se rappelle pu le nom des deux autres gars des Doors.]
🎶This is the end… my only friend, the end🎶
[S’ensuivent 11 minutes de bizounage musical et
de poésie que tu trouves deep quand t’es au cégep]
Pauvre Jim. La fin était sa seule amie. Ce n’est pas notre cas! Ici, Caroline a Mathieu, pis Mathieu a Caroline. Ce qui leur/nous fait au moins un·e (1) ami·e chacun·e. On sera peut-être jamais joué·es par Val Kilmer au cinéma, mais au moins on s’a. (Une chance qu’.)
Toute bonne chose a une fin, dit-on.
Mais saviez-vous que les bonnes choses ne sont pas les seules affaires à avoir une fin? La preuve : vous lisez actuellement le dernier ultime irrévocablement final bâton définitif c’est-mon-dernier-Bye-Bye texte de Vas-tu finir ton assiette.
[Un murmure traverse la salle.] «Comment ça, le dernier? Vous avez rien publié depuis cinq mois. Tout le monde pensait que vous étiez déjà mort·es!», dit la clameur.
De un, c’est gentil de vous être informé·es de comment on allait pendant ce temps-là. Très bien, merci.
De deux, on va quand même pas tirer la plogue sans d’abord faire un trop long texte qu’on va pleurer en l’écrivant! Est-ce que ça va être bon? Beeeeeeen… Si ce ne l’est pas, rappelez-vous le dicton : la fin justifie que ce soit moyen.
Tiens, Colombe. On te donne ce proverbe pour la prochaine saison. Gratisse.
— Les Vas-tu, généreux·ses, espérant quand même pouvoir manger à la cantine sur le bras en échange
C’est donc l’heure d’un dernier test de produit! Et aujourd’hui, on a testé pour vous…
Jaser avec un·e inconnu·e sur internet dans les années 2010, partir un projet d’écriture pour des raisons encore aujourd’hui inexpliquées, faire ça pendant 12 ans (tout aussi inexplicable), trouver des fans fidèles, en tirer un livre, pis se faire un·e ami·e au passage.
Pour reproduire cette recette à la maison, vous aurez besoin :
De Twitter en 2010 (c’est important que ce soit le modèle 2010, parce qu’y ont changé la recette depuis; on sait pas si c’est le MSG ou le sirop de maïs à la place du sucre, mais astheure ça goûte vraiment beaucoup le nazi)
D’un ordinateur connecté à internet (storebought is fine)
De deux personnes qui ne se connaissent pas mais qui aiment beaucoup essayer d’être le/la plus drôle dans la pièce
D’un produit d’épicerie intrigant à goûter (au choix)
De 2000 à 4000 mots au choix du chef, incluant une syntaxe douteuse et une orthographe à faire faire des séfalers à Guy Bertrand
De deux tasses de miniguimauves arc-en-ciel (optionnel)
Vous avez tout ça? Ne vous reste plus qu’à partir un blogue (c’est une recette vintage : un blogue, c’est l’aspic de l’internet) et à écrire pis écrire pis écrire.
Pour expliquer plus en détail la méthode pour écrire à quatre mains, trois orteils et deux claviers un texte de Vas-tu finir ton assiette, passons la parole à Mathieu, AKA Le gars de Vas-tu finir ton assiette. À toi, Mathieu!
«Mais comment vous faites pour écrire à deux êtes-vous dans la même pièce avec les lumières fermées pis vous tapez sur le même clavier pis Mathieu fait la main gauche et Caro fait la main droite quel est votre secret quelle étrange sorcellerie pratiquez-vous s’il vous plaît je veux tout savoir!», nous demande-t-on souvent dans des partys où on soupçonne qu’il y a de la coke mais personne ne nous en a offert.
Vous voulez savoir comment on fait pour écrire à quatre mains un texte de Vas-tu finir ton assiette?
La réponse va comme suit : on ouvre un document Google Drive pis on écrit dedans en même temps de manière chaotique jusqu’à temps que ça fasse un texte. On est aussi surpris·es que vous que ça fonctionne.
C’est une réponse fort simple… qui horrifie généralement toustes les auteur·rices. «Ça veut dire que l’autre voit ce que tu écris pendant que tu l’écris!???», réalisent-iels avant de s’évanouir comme une courtisane victorienne dont le serrage de corset était un brin trop ambitieux ce matin-là.
Ben oui.
Caro ne voit pas mes V1, ni même mes V0 : elle me voit PENSER EN TEMPS RÉEL dans le document. Elle me regarde, sans doute perplexe et les yeux écarquillés, commencer des jokes dont je ne sais moi-même pas toujours la fin. «C’t’une fois un rabbin et un ergothérapeute Pète pis Répète qui rentrent dans un bar vont en cybertruck en aéroglisseur en bateau…»
C’est correct, parce que pendant ce temps-là, je la vois gosser 15 minutes sur 3 mots. Parfois en vain.
Je ne sais pas si on peut être plus intimes que ça sans jamais s’être vu·es tout nu·es. (Ultime occasion de rappeler que non, nous ne sommes pas un couple. En tout cas, pas que je sache. Moi et les cues sociaux…)
Le secret, c’est qu’un document de Vas-tu finir, c’est le plus safe et le plus space des safe spaces. L’égo y prend un break, et pendant qu’il est dans le bubble bath, nos cerveaux sont lâchés lousses. Très lousses.
Connaissant Caro, je sais aujourd’hui qu’elle a dû capoter solide les premières fois, mais qu’elle était trop intimidée pour dire qu’elle capotait. Alors on a jamais changé de méthode et on s’est à la longue créé un terrain de création comme on en trouve rarement dans une vie.
Et quand le travail est fini, ce n’est ni mon texte, ni celui de Caro. C’est celui de Carothieu, ou Mathioline, surnoms qu’aurait eu notre couple sur MondeDeStars point ca si nous en avions été un (et encore une fois: non). On vit le rêve, elle et moi, à être les Lennon-McCartney de la joke de macaroni, pendant que les autres auteur·rices vivent dans l’anxiété et la solitude. Prends ça, BALZAC!
Caroline, TU ES DRÔLE.
Tu es BRILLANTE.
Tu es SPÉCIALE.
Tu es aussi GOSSANTE à douter constamment que TU ES DRÔLE, mais ça c’est une autre histoire.
Et si jamais QUELQU’UN sait comment DÉBOGUER un caps LOCK qui part de manière aléatoire, contactez-MOI.
Merci pour ce partenariat qui est à la fois une rassurante vieille pantoufle où je sais exactement ce que je vais trouver, et aussi une intrigante boîte à surprises où je suis constamment éberlué de lire ce qui est sorti de ton étrange tête.
Merci surtout pour ton amitié, qui endure le fait que moi et les cues sociaux…
Après douze années à partager des documents Google Drive et de la vie avec toi, je suis un meilleur auteur, un meilleur ami, une meilleure personne. J’ai déjà hâte, dans douze ans, d’être assis au salon du livre, à faire signer notre troisième roman, sans doute une épopée historique qui traverse plusieurs générations. Ou bedon un guide sur la construction de cabanes à moineaux. Toute se peut avec nous.
JE T’AIME.
OK, vraiment, si quelqu’un s’y connait en caps lock, ça presse.
MoI je M’Y connAis En Caps lOcKs Sitôt QuE jE FinIs de PLEuRer Pis D’éCriRe cOmMe SpOnGebOb.
— CarOlIne
Merci Mathieu pour ce beau message.
Mais là, ce serait vraiment bizarre si on ne laissait pas Caroline faire la même affaire, hein?
OUIN.
— Mathieu, pas à l’aise avec les compliments
OK d’abord. Vas-y Caro!
Et ce moment où Caroline arrête de parler en duo pis à la troisième personne, l’équivalent textuel de quand Fleabag brise le quatrième mur pis te regarde dans les yeux de l’écran
Enfant, je rêvais d’entretenir une correspondance avec une ou un ami d’ailleurs dans le monde, une longue amitié épistolaire qui traverserait le temps. Je n’ai pas été chanceuse avec mes timides essais dans les petites annonces du Filles d’Aujourd’hui. Qui aurait cru que je le serais, vingt dans plus tard, sur Twitter of all places? Bon, d’accord. Hochelag, c’est pas vraiment «ailleurs dans le monde», et Mathieu n’a pas les cheveux assez longs pour qu’on se les tresse en ricanant sur les garçons. (Moi non plus.) Mais cette amitié a bien grandi à l’écrit, au fil des échanges virtuels. Ce qui a commencé comme une collaboration artistique vaguement piquée d’un concept vu ailleurs a fini par mûrir, à un rythme aussi lent, soutenu et subitement très surprenant que ton sac d’avocats sur le comptoir.
La première fois qu’on s’est vus en vrai, c’était très vastufinirien : autour du rack à revues et chips du terminus d’autobus Berri. En douze ans, on ne s’est pas physiquement vus souvent. Pourtant, je sais que Mathieu est toujours là si j’en ai besoin.
Mathieu, c’est…
Le gars qui me dit «des meubles, ça sert à rien anyway, je songe me départir de tous les miens» pour me faire rire parce que je suis en meltdown total post-séparation.
L’ami qui me fait chaque fois un vrai long câlin et n’a jamais peur de me dire qu’il m’aime.
L’auteur qui m’oblige à respirer par le nez et qui me rappelle que je sais faire ça quand je suis complètement paralysée par le doute.
Le mélomane enthousiaste qui m’impressionne pas seulement par son savoir, mais aussi par sa facilité à se laisser émouvoir par la musique, en ma compagnie.
Le confident qui n’essaie pas de trouver une solution, qui accepte que je débarque dans ses DM avec des textos-fleuves aussi longs que nos textes.
L’homme que j’ai vu passer par tous les stades de santé mentale et qui, au final, malgré parfois de la distance et des silences, a toujours fini par revenir en disant «hey, je suis là pour toi».
Le gars qui m’a répondu «je t’abandonne autant que si j’allais me chercher des chips dans la cuisine» quand j’ai pleuré parce qu’on décidait de mettre fin à Vas-tu.
Le gars qui m’a envoyé par la poste un 5 $ en disant «gâte-toi» avec une carte pis une joke, pis oui je l’ai encore, je peux pas le dépenser, ce billet bleu est trop symbolique pour moi.
Le gars, enfin, qui m’a permis de réaliser mon plus grand rêve, pis non c’était pas d’avoir un correspondant d’un endroit exotique comme Hochelag : celui d’être publiée. Mais surtout, d’avoir pu écrire un livre avec le meilleur work husband dont une autrice puisse rêver. Le genre qui garde la bonne humeur et l’enthousiasme jusqu’à la fin, même dans les pires bouts où plus d’un ordinateur a subi la menace de la défenestration. Le genre qui vient à mes autres lancements, juste parce que. Parce que c’est normal pour lui de me soutenir. D’être là. Genre serais-je bien coucoune de penser que mon ami n’est pas fier de ma réussite et n’a pas envie de la célébrer avec moi.
Je lève les yeux de mon écran, et je regarde la bibliothèque où je conserve tout ce qui a rapport au travail : les livres que j’ai révisés, ceux que j’ai édités, ceux que j’ai écrits. Dans les derniers, même dans ceux qui n’ont que mon nom sur la couverture, il y a du Mathieu aussi, par la bande.
Parce que c’est ça, gagner un ami : c’est avoir toujours avec soi une petite partie de lui. Quand j’écris. Quand je ris d’une de mes propres blagues. Quand j’écoute les Beatles, Radiohead ou Yo La Tengo. Quand je fais griller du tofu. Quand je fige devant une page blanche et que je me dis «Mathieu aurait su quoi faire». Quand je m’imagine lancer un nouveau projet et que je me dis «peut-être que Mathieu aurait envie de le faire».
J’ai dodgé pendant des mois la discussion entourant la fin de Vas-tu finir. J’avais l’impression que ça signifierait aussi la fin d’une grande amitié. Comme si ce qui nous reliait ne vivait que par ces rendez-vous textuels dans notre calendrier commun. Ça m’a pris du temps à comprendre, et accepter, que certains projets peuvent bien mourir, bien partir, mais que ce qui s’était bâti derrière serait pas mal plus solide.
J’ose y croire fort, à notre amitié, avec ou sans ratoure mensuelle.
Je t’aime, Mathieu.
Cool.
— Mathieu, toujours de plus en plus à l’aise
Faaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaque… Quel avenir pour l’intrépide duo?
Des voitures volantes sur une terre dévastée par la guerre entre les robots et les humains?
Sans doute. Mais ça c’est pas un futur qui concerne exclusivement Mathieu et Caro. On parlait d’un futur plus spécifique.
D’autres livres d’abord?
On travaille fort pour obtenir les droits d’une franchise qui attend depuis des années une suite, pour clore la trilogie. Restez donc à l’affût pour un éventuel La Bible, Testament III : le retour du roi.
On a aussi des projets de livres rigolos pour adultes et d’autres de livres rigolos pour les jeunes. On cherche encore un concept pour les aînés, mais on a vu comment ils votent pis ça donne pas tant envie.
Et si vous ne le saviez pas encore, il est toujours possible de vous procurer trois fois plus de nous, en version papier, pour toute la famille, incluant même ton oncle raciste :
Notre livre pour personnes de 16 ans et plus (sauf si ton ado a des références de Vilain Pingouin)(si c’est le cas, c’est peut-être un cri de détresse, car il pourrait avoir envie de sauter sur un train et disparaître au bout du ch’min), savamment intitulé Vas-tu finir ton assiette? Essais et facéties entre deux allées d’épicerie, que tu peux lire à très haute voix afin d’en faire profiter tout ton bloc!
Notre série d’albums jeunesse pour enfants de 5 à 8 ans (sauf si ton beau-père trippe tellement sur les Beatles qu’il a besoin de collectionner ça), Les Bestioles : Fais pas ton Paul (tome 1) et Jeanne veut la paix (tome 2), illustrés par la génialissime Laurie Forêt.
Des balados?
Pourquoi pas! Après tout, Mathieu fait ça dans la vie, et Caroline possède des oreilles.
Une trilogie de films produits par A24 et coréalisés par Jane Schoenbrun et Ryan Coogler?
Pourquoi pas! Après tout, Caroline a un abonnement Netflix et Mathieu un compte Letterboxd.
Rien pantoute?
Ha! Vous êtes drôles.
L’écriture pis la collaboration, c’est comme le bécyk : c’t’un muscle qui s’oublie pas, même quand on enlève les racks à Bixi pour l’hiver. On a nos projets chacun·e de notre bord, mais c’est clair qu’au beau milieu du moment le plus random possible, y’a de quoi qui va renaître entre nous.
Restez à l’affût.
Et en attendant, savourez cette vidéo In Memoriam.
Et maintenant, comme un chef politique qui reste un peu trop longtemps au pouvoir, c’est le temps de faire un bilan exagérément positif
En 12 ans de Vas-tu finir ton assiette, on a écrit au moins 150 000 mots, soit l’équivalent de 25 Club des Baby-Sitters. Un calcul nous faisant nous demander si on n’a pas mis nos énergies à la mauvaise place.
Vas-tu finir a été une page Medium (qui se souvient de Medium?), un site Wordpress, une infolettre, un Substack, une page Facebook, un Instagram, une chronique dans le journal, un projet de pièce de théâtre expérimental refusé par le CALQ et une occasion toujours renouvelée de blâmer le capitalisme pour toute tout le temps. C’était le fun!
Et pour souligner tous ces achèvements (c’est le dernier texte, on est lousses sur les anglicismes), nous sommes fiers de vous inviter à la pose d’une plaque commémorative devant le Super C du boulevard de la Seigneurie à Blainville pendant la fin de semaine de l’Action de grâce. Petits et grands sont les bienvenus, il y aura du maquillage pour le blé d’Inde et une épluchette d’enfants avant le dévoilement de ladite plaque, qui porte l’empreinte de nos deux bouches et nos quatre mains, avec lesquelles on mange parle et tape sur deux claviers. Venez en grand nombre coller les vôtres dessus pour savoir si vous ressemblez plus à Mathieu ou Caroline!
On termine l’aventure avec bien peu de regrets. Avoir goûté l’infecte crème glacée au vin rouge… Ne pas avoir inventé une recette végé genre «le tempeh enchanté» ou «le PVT féerique» avec laquelle on aurait pu devenir milliardaires… Sinon, quoi?
Oh! Vous rappelez-vous de la fois où y’avait un concours pour aller sur le plateau des Chefs!, pis que vous étiez des dizaines de milliers (on cite ce chiffre de mémoire) à nous écrire pour nous dire de nous inscrire, pis qu’on se pensait vraiment grands princes en disant «on va laisser la place au public», mais que dans le fond on espérait se faire inviter sur la seule base de «nous sommes les Vas-tu, après tout», pis qu’on n’a pas été invité·es parce que tsé [insérez un haussement d’épaules d’évidence de pour qui vous vous prenez, coudonc, Emmanuel Bilodeau?], pis qu’on a dû écrire sur l’épisode en faisant des jokes de comme quoi on n’était pas amer·ères anyway?
Nous, on s’en rappelle. Ça c’est un regret. Caroline s’endort encore en pleurant en serrant ses Tupperware vides, elle qui espérait se ramener quelques jours de lunch.
Mais sinon… on est pas mal content·es de la ride!
Partir des projets, c’est facile. Ga : on se lance le projet de construire un tramway reliant Arvida à Kénogami.
C’est faitte! Le projet est lancé!
Voyez, c’pas si dur.
VOTEZ POUR NOUS!
— Les Vas-tu, qui y vont d’une ultime joke politique
Ce qui est vraiment difficile, c’est de faire durer le projet. De le faire grandir. De le faire perdurer. (Surtout sans argent des contribuables.) Pis ça, on a réussi à le faire pendant 12 ans. On n’a pas toujours été aussi assidû·es qu’on aurait aimé/dû l’être; on a eu nos passages à vide, nos silences à rallonge, nos doutes aussi. On est passé·es à travers (ça et BEAUCOUP de sacs de chips en spécial). On en a écrit en ta, du mot. On en a effacé beaucoup. Édité encore plus. On s’est fait rire, ce qui était le but de l’exercice. Par la bande, paraît qu’on vous a fait rire vous aussi. C’pas rien, ça.
On a même réussi à convaincre des centaines d’entre vous de nous donner des sous. Tant qu’à pitcher votre argent dans quelque chose qui ne sert à rien, vous auriez pu acheter un NFT, ou faire un don au Fonds de défense de Gilbert Rozon. Vous avez plutôt choisi de nous permettre de ne pas acheter le Cheez-Whiz aux épices d’automne à crédit.
On ne sait pas si on l’a assez dit qu’on se trouve chanceux·ses de vous avoir eu comme lecteur·rices. Merci.
Merci merci.
Marci marci marci.
— Les Vas-tu, channellant pour une dernière fois, avant de s’en aller,
l’esprit de Gerry Boulet








