Avant de vous dire adieuuuuuuuu (wouah wouaaaah)
Tourne-toi encore (comme un p’tit poulet sur la broche)/Partir ce n’est pas un jeu même si on aime Laura Secord (ou de quoi de même).
[Mathieu enfile la perruque blanche de son cosplay de Colonel Sanders et un complet qui était vraiment plus blanc avant qu’il soupe au spaghetti. Il s’avance et empoigne le micro.]
🎶La la la laaaaaaaaaa la laaaaaaa 🎶
OK, merci Gilles, des Classels. Ça va être correct. Je pense que tout le monde a pogné la référence.
— Caroline, qui va devoir frotter un complet avec du Oxyclean à 23 heures un jeudi soir parce qu’on a un mariage samedi pis faut que ça ait le temps de tremper
Hey, wow. Long temps pas vu, comme on dit! Difficile à croire que la dernière fois qu’on s’est parlé/écrit (parce qu’on vous a pas parlé sauf si vous nous lisez tout haut en imitant nos voix), le monde allait au moins 3,5% moins mal. C’est fou comme le temps file quand on n’a pas de fun!
Depuis, François Legault a démissionné à cause des immigrants pis de Heated Rivalry, ce qui nous rapproche un peu plus du soir où on va regarder Éric Duhaime, PSPP pis un nepo baby qui fait des critiques de poutine sur l’web débattre de l’avenir de la nation québécoise. Vous dire si on a HÂTE1.
Faque, c’est ça, là. On est de retour. Êtes-vous-tu contents contentes?
Bon.
Ceux qui ont connu les belles années des blogues et connaissent maintenant les belles années du «avoir mal kek part sans savoir pourquoi, well I guess que c’est ça avoir 40 ans» auront peut-être reconnu dans notre départ et notre retour le début d’un pattern classique.
Étape 1 : le blogueur disparaît quelques semaines
Étape 2 : le blogueur retontit en disant «Hey wow, long time pas vu!», et il publie quelques textes somme toute assez mid, sur un rythme de plus en plus espacé
Étape 3 : le blogueur disparaît un an et trois mois
Étape 4 : le blogueur revient, écrit une variante de «hey wow, je m’excuse de pas avoir été là, mais la vie, vous savez, pis tout ça, mais là je suis de retour POUR DE BON!» alors que personne ne le cherchait, suivi d’un texte correct, sans plus, où on sent que la magie n’est plus là
Étape 5 : le blogueur ne revient plus jamais, et un millénaire plus tard, les archéologues déterrent son site web dans les ruines de l’internet
On a fait l’étape 1. On est un peu en train de faire l’étape 2. On n’a pas l’intention de faire les autres étapes. Nous, on brise les patterns générationnels. On ne vous infligera pas un tel trauma.
Tel·les la nouvelle mairesse de Montréal devant un projet novateur qui pourrait améliorer la vie de ses citoyen·nes, on a décidé de tirer la plogue.
Et donc, la fin de Vas-tu finir ton assiette, ça commence…
MAINTENANT!
Mais… pas tout de suite
Ceci n’est PAS notre dernier texte!
On ne va quand même pas clore plus d’une décennie de projet rien que sur une gosse de même, comme on débranche un patient comateux dans un hôpital du Québec pour brancher le chargeur du téléphone de l’infirmière qui en est à la 15e heure de son shift!
Cette sortie de scène va se faire en quatre étapes, avec quatre textes qui vont revisiter ce qui fait l’ADN de V-TFTA, l’ABC du B.A.-BA, le LGBT du QIA2+ dans un IGA avec REM sur MAC OS, soit :
Goûter de quoi
Se fâcher et blâmer le capitalisme
LES CHEFS!
Avoir des émotions en faisant des tatas par la fenêtre pendant que l’auto s’éloigne
Ces ultimes écrits, notre testament littéraire diront les historien·nes et les profs qui nous mettront à l’étude à l’Université Walmart, seront publiés au rythme d’un texte par mois, ou par trois semaines, ou quelque part entre les deux selon ce qu’on est capables de faire pour pondre la meilleure qualité possible. On a l’intention de sortir sur un high!
Ça commence dès la semaine prochaine.
Et à travers tout ça, nos abonné·es vont recevoir nos infolettres culturelles parce que c’est quand même le fun à faire. Et qu’on peut dire «babe, c’pour le travail» pendant qu’on bingewatch la nouvelle saison d’Emily in Paris qu’est même pas in Paris. On veut juste savoir si on vous la recommande!
Petit moment emo (cue ton CD de MCR que t’as toujours pas loin et rabats ton toupet devant tes yeux, ça part)
Décider de mettre fin à un projet collaboratif après presque 12 ans, tu fais pas ça de gaieté de cœur en criant UNO, comme le dit le dicton. On y a mûrement réfléchi, pis par là on veut dire qu’on a fait trois-quatre mois d’évitement pis de déni avant de se décider à s’en parler au-dessus de beaucoup trop de tacos aux christies de grosses crevettes qu’on a fait passer avec quelques margaritas qui ont allégé la prise de décision. On songe d’ailleurs acheter un Margaritaville à notre psy pour rendre nos séances plus smooth su’l déni.
Le plus important, c’était de se dire que ça ne signifiait pas mettre fin à notre collaboration. Mathieu a d’ailleurs très bien géré la chose en précisant à Caroline qu’il l’abandonnait autant que s’il allait se chercher un Miss Vickie’s dans la cuisine. L’important, ce n’est pas comment on part, c’est comment on revient. Avec des Miss Vickie’s. Nous aurons d’autres projets dans l’avenir, qui prendront d’autres formes.
Vous savez, 12 ans de collaboration, c’est pratiquement avoir accouché d’un projet, l’avoir nourri, l’avoir mis propre, pis là de décider de l’abandonner alors qu’il rentre au secondaire (au régulier, en plus). C’est dur sur le p’tit cœur, pareil! On a vécu ensemble, et avec vous, assez d’émotions et de grands moments pour inspirer Fabienne Larouche pour une nouvelle quotidienne.
Grâce à Vas-tu finir, Caroline a pu réaliser son rêve de petite fille de publier un livre; Mathieu, lui, a réalisé son rêve d’enfance de faire un slam sur le Subway dans un couloir de salon du livre. C’est fou tous les endroits où ça nous a mené·es! Et qui sait où ça nous mènera encore? Par exemple, à une nouvelle section où on vous vante nos services?
Petit moment de publicité (cue la main sur ton portefeuille et l’autre dans ta tirelire que c’t’un vieux pot de beurre de pinottes en forme de nounours)
En passant, si jamais vous voulez nous payer pour commenter Les Chefs!, que ce soit en ondes ou même possiblement assis·es sur les genoux de Pasquale (un genou chacun, ça va le faire) ou à même les Tupperware de restants en coulisses, on va se rendre disponibles.
Déjà, on va faire de gros clins d’œil la bouche grande ouverte en pointant notre album jeunesse Fais pas ton Paul en disant eille han, ça serait-tu fou que mettons, y’en ait un autre qui sorte après ça? Han, ça serait-tu capoté ben raide genre? Faites ce que vous voulez de cette information.
Ensuite, ben, on est (assez inconfortablement) assis·es2 sur un projet de podcast jeunesse qu’on aimerait beaucoup beaucoup beaucoup scénariser et réaliser, parce que c’est vraiment un excellent concept qui rendra un long trajet de voiture avec vos enfants, ou juste la simple présence de vos enfants, plus agréable. Tout ce qui nous manque, c’est un diffuseur! Les astro girlies qui ont fait la carte du ciel de notre podcast nous ont dit de lancer ça dans l’univers pis de ✨manifester✨, faque on fait ça.
Enfin, on a jamais fait de vœux de mariage ni célébré d’union, messemble que ça serait le fun de faire ça. Invitez-nous!
Avant de vous dire adieu, consultez nos labeurs
Sur Substack, nos textes niaiseux
L’espoir d’un grand bonheur
[Mathieu drop le micro. Caroline sort l’Oxyclean. À la semaine prochaine!]3
Achevez-nous comme des chevaux malades et répandez nos cendres devant les bureaux de Ricardo.
On serait vraiment mieux sur les genoux de Pasquale.
Ben oui, on part-mais-on-part-pas-tussuite, vous avez compris. On fait comme juste se tenir dans le cadre de porte avec notre manteau sur le dos, la main sur la poignée.




